Une famine provoquée par l’homme
Selon le rapport de la Classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC), les critères définissant une famine ont été atteints :
– Au moins 20 % des ménages font face à une extrême pénurie alimentaire.
– 30 % des enfants souffrent de malnutrition aiguë.
– Le taux de mortalité dépasse deux décès par 10 000 personnes par jour.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a qualifié cette situation de « catastrophe provoquée par l’homme, une condamnation morale et un échec de l’humanité elle-même » [2] . Il a souligné que la famine n’est pas seulement une question de nourriture, mais résulte de l’effondrement délibéré des systèmes nécessaires à la survie humaine.
Accès humanitaire entravé
Les agences humanitaires, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ont signalé que l’accès à l’aide est sévèrement restreint. Malgré la disponibilité de l’aide alimentaire à proximité, des obstacles logistiques et des restrictions imposées par Israël empêchent sa distribution efficace [1] .
Tom Fletcher, coordinateur des secours d’urgence de l’ONU, a déclaré que la famine aurait pu être évitée sans « l’obstruction systématique d’Israël ». Il a ajouté que la famine se déroule « à quelques centaines de mètres de la nourriture », soulignant l’urgence d’une action humanitaire immédiate [3] .
Impact sur la population
La situation est particulièrement critique pour les enfants et les femmes enceintes ou allaitantes. En juillet 2025, plus de 12 000 enfants ont été identifiés comme souff
Auteur :DIOGOPE FAYE
